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Histoire
 
La IIe Guerre Mondiale
Evacuation de l'école Jean Jaurès
La dernière guerre mondiale fait de Sotteville une ville martyre. Le 8 juin 1940, les Allemands sont sur la rive droite de Rouen. Le lendemain, les cheminots reçoivent l'ordre d'évacuer Sotteville. Le dernier train quitte la gare à 17h30. Seuls 1200 Sottevillais sur 28 657 restent à Sotteville, ville morte abandonnée, aux volets clos. Le 12 juin, les patrouilles allemandes font leur apparition. Le 13 juin marque le début de l'occupation. Très vite, la vie quotidienne est marquée par les problèmes de survie.

La gare de triage de la commune joua un rôle important pour l'armée allemande pendant l'occupation. La rendre inutilisable fut par conséquent un objectif constant des armées alliées. Cible numéro 1 des bombardements en Normandie : Sotteville. Du 4 septembre 1939 au 30 août 1944, 38 bombardements par aviation et artillerie viennent perturber le trafic ferroviaire et semer la mort et la désolation dans la ville. Un véritable cauchemar pour les Sottevillais vivant près des voies ferrées.

Les restrictions alimentaires, la suppression d'alcool dans les cafés, la confiscation des postes de radio... toutes ces brimades sont mal ressenties. Les cartes d'alimentation sont distribuées. Très vite, la résistance s'organise. Le monde des cheminots procède à de nombreux sabotages sur le matériel ferroviaire, réquisitionné par les Allemands. De nombreux tract de résistance à l'occupant circulent. Les bombardements sur la ville sont devenues monnaie courante. Celui de la nuit du 18 au 19 avril 1944 sera le plus meurtrier. En une nuit, la ville est anéantie, éliminée, ensevelie sous les décombres. Sotteville sera libérée le 31 août 1944. Le bilan est lourd : 722 morts, 338 blessés, 550 prisonniers, 49 déportés, 250 requis et une ville détruite pour un tiers et endommagée pour un second tiers.
La Reconstruction
Groupe scolaire Henri Gadeau de Kerville (1966)
Dès le lendemain, il faut reconstruire la ville. Des milliers de familles sont sans logement. Il faut faire vite. Fin 1944, Marcel Lods, architecte-urbaniste, arrive à Sotteville et rencontre le maire, Philippe Lanoux. Il parcourt la ville avec son appareil photo. Des bâtiments provisoires sont construits pour loger les familles et abriter les administrations. Petit à petit, la vie s'organise. Le marché s'installe avenue de la Libération. Les ateliers de Chemin de Fer et l'usine Bertel reprennent leurs activités. Le plan de reconstruction de la ville est élaboré. La ville s'organise de nouveau.

La reconstruction a changé la physionomie de la ville avec l'introduction d'éléments d'architecture moderne et l'élargissement des voies. Le tissu économique se densifie. Roland Tafforeau, maire de 1953 à 1983 entreprend cette reconstruction. La Zone Verte voit le jour, ainsi que la zone industrielle en 1961. Dès 1960, le marché s'installe sur la nouvelle place de l'hôtel de ville. La mairie sera inaugurée en 1971, marquant ainsi l'achèvement de la reconstruction soit 25 ans après la Libération.
 
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