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| De ses origines
à la reconstruction, la ville connaîtra
un développement progressif marqué
au XIXe siècle
par l'essor du chemin de fer puis au XXe
par les désastres de la seconde guerre
mondiale. Seize siècles d'Histoire marquent
Sotteville-lès-Rouen. |
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| Les
origines |
L'origine du nom Sotteville-lès-Rouen
est encore aujourd'hui incertaine. Sotteville
signifierait "sous la ville" -du
latin substus villam- d'après les
recherches menées par René
Duchemin (voir les sources documentaires).
L’étymologie latine situerait
Sotteville comme étant inférieure
à Rotomagus (Rouen), "lès-Rouen"
signifiant "près de".
Mais, selon Beaurepaire, Sotteville viendrait
de "Soti Villa", la ville de Soti,
un homme du Nord qui aurait donné
son nom à la ville. Lequel, progressivement,
se transforma en Sotteville.
Quoiqu'il en soit, c'est le long de la Seine
que la ville s'est d'abord développée
dans l'ancien quartier de l'église
Notre Dame de l'Assomption et les actuelles
rue Pierre Corneille, rue de Paris, rue
Denis Papin, rue Francisco Ferrer, rue Littré,
rue Dolet et rue d'Eauplet.
Une population agglomérée
vivait là dès la plus haute
antiquité. Des vestiges romains en
témoignent : des sépultures,
des objets domestiques, des bijoux, des
poteries, des pièces de monnaie et
médailles -tous d'époque romaine-
ont été découverts
dans le quartier de Quatre-Mares, lors des
travaux entrepris pour la construction du
chemin de fer en 1842-43. La présence
de ces objets antiques s'explique par le
passage de la voie romaine qui allait de
Rotomagus (Rouen) à Lutétia
(Paris) par Uggate (Caudebec-lès-Elbeuf)
et Mediolonum (Evreux).
Progressivement, la ville s'étoffe.
Au XIe siècle,
Sotteville est une bourgade s'étendant
le long du chemin du Roi (aujourd'hui rue
Pierre Corneille). Elle comprend également
le faubourg Saint-Sever, alors connu sous
le nom d'Emendreville et peu habité.
Celui-ci devra être cédé
à Rouen en 1791 par décision
de l'Assemblée Nationale. |
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| Les
premières écoles |
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Commencent alors
le siège de Rouen et la guerre
de 100 ans. A la Renaissance, Sotteville
s'étend et prend de l'importance.
Dès 1662 une école gratuite
pour les plus déshérités
est ouverte sur la commune. En 1687,
le chanoine Delafosse fonde la première
école pour filles.
A la Révolution, Sotteville
se dote de sa première école
primaire. A cette époque les
affaires de la commune sont gérées
par une assemblée d'habitants
et exécutées par un
syndic. Avec la fin de l'Ancien Régime
se constituent les nouvelles municipalités,
dont la forme revue et corrigée
se perpétue aujourd'hui.
Suite à une loi du 21 février
1791, les limites de la Commune de
Sotteville sont nettement définies.
Avec 2000 habitants au lieu des 4000
avant cette opération, la ville
demeure la plus importante de la périphérie
rouennaise. On y cultive seigle, froment,
orge, avoine, colza, pommes de terre
et légumes. Les prairies et
les herbages sont abondants et très
fertiles. Depuis 1840, Sotteville
abrite le plus grand marché
de l'agglomération rouennaise.
Le jeudi et le dimanche sont donc
jours de marché depuis un siècle
et demi.
Côté industrie, dès
1804 sont fondés les établissements
Bertel, comme "fabrique de calicot
à main". Le textile commence
alors son développement à
Sotteville. Plusieurs filatures de
coton, de taille modeste, s'installent.
L'arrivée du chemin de fer
en 1843 va imprimer une marque profonde
sur la ville et la transformer en
cité cheminotte. Première
grande ligne de chemin de fer mise
en service en France, la "Paris-Rouen"
est aussi la première à
concentrer près de son terminus
des installations d'entretien, de
réparation et de construction
ferroviaire, et plus tard de triage.
Le rôle joué par les
Anglais à ce moment est capital. |
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